Chez GRDF, la Recherche & Développement est tournée vers nos besoins opérationnels, nous cherchons à répondre aux enjeux de nos métiers. Lors de la création de GRDF, en 2008, nous avons fait le choix stratégique de ne pas internaliser de laboratoire de recherche. Ce qui ne nous empêche pas d’animer une politique de R&D structurée, d’y consacrer des ressources en termes d’expertise et d’y accorder un budget substantiel.

GRDF, premier distributeur européen de gaz naturel, s’est fixé pour ambition de contribuer à une économie décarbonée. Nous avons en conséquence organisé notre R&D autour de 4 priorités :

  • La sécurité et la performance opérationnelle, axe historique de R&D qui reste la colonne vertébrale du notre métier de distributeur gazier ;
  • Les smart gas grids, ou comment faire passer nos infrastructures d’un réseau « gravitaire » alimenté en peu de points principaux vers un réseau dynamique qui intègre l’injection de biométhane (et demain d’autres gaz) en plusieurs milliers de points et s’interconnecte à d’autres réseaux d’énergie ;
  • L’accompagnement de la transition énergétique, en assurant la compatibilité des nouveaux gaz avec tous les usages (du chauffage à la mobilité en passant par la décarbonation de l’industrie et l’autonomie des territoires) et contribuant à l’amélioration de la sécurité du domaine aval compteur ;
  • Les gaz verts – la méthanisation et au-delà – en accompagnant la baisse des coûts de la production des biogaz, gaz de synthèse et hydrogène et en valorisant leurs bénéfices environnementaux.

Pour conduire notre R&D nous activons un certain nombre de mécanismes complémentaires : nous lançons des appels à projets dans une démarche d’open innovation, nous concluons des partenariats avec des pairs ou d’autres industriels dans le cadre de projets de recherche, nous finançons des thèses dans différents domaines, et nous achetons des prestations de R&D.  C’est pour cette dernière modalité, en tant qu’entreprise soumise au code de la commande publique, que nous organisons une consultation pour un référencement à marchés subséquents.

Nous lançons cette consultation avec l’ambition de rencontrer des entreprises ou des institutions avec lesquelles nous n’avons encore eu l’occasion de collaborer, de nouveaux laboratoires dans le domaine du gaz mais pas exclusivement. Parce qu’en sciences, chacun sait que la transposition d’une idée à un nouveau domaine peut créer la disruption et permettre d’aller plus loin. Nous voulons provoquer cette ouverture !

C’est pourquoi je vous invite à découvrir les 11 lots sur lesquels nous souhaitons organiser notre référencement. Ils font appel aux connaissances les plus diverses, de la modélisation aux tests terrain, en passant par les analyses physico-chimiques des gaz et des matériaux, les tests en laboratoire, l’expertise des domaines aval compteur, les nouvelles technologies numériques, etc. Vous les retrouverez en détail et dans leur libellé précis dans la publication du Journal officiel de l’Union européenne du 26 avril 2021 (2021/S 084-218049).

  • Mesurer et modéliser les risques liés à des phénomènes dangereux sur les réseaux afin de les prévenir
  • Renforcer la connaissance de la physicio-chimie des métaux et polymères qui composent le réseau pour en prévoir les réactions dans le temps sous différentes contraintes – y compris au niveau des soudures – dans la perspective, notamment, de l’injection d’hydrogène
  • Être en pointe sur les nouvelles technologies de détection d’émissions de gaz, savoir les détecter mais aussi les quantifier et les classifier, tant sur le terrain qu’à l’aide d’intelligence artificielle
  • Analyser et mesurer les caractéristiques physico-chimiques des nouveaux gaz au moyen de technologies innovantes et campagnes de mesure sur les postes d’injection de biométhane mais aussi, pour préparer le futur, toutes les études et technologies au service des procédés de méthanation, pyrogazéification, power-to-gas…
  • Affiner notre connaissance de la métrologie des équipements (compteurs, régulateurs, …) posés sur le réseau et la façon de réaliser ces études
  • Explorer, étudier et qualifier des solutions de demain, destinées à conserver au gaz une place de choix dans les usages : modélisation, analyses techniques et technicoéconomiques, protocoles d’essais, tests de laboratoire, field tests, analyse de la perception client, etc. Un lot est consacré à chacun de ces domaines d’expertise : résidentiel, tertiaire, industrie (y compris les sujets de décarbonation) et autonomie des territoires & complémentarité des énergies.
  • Analyser, prévoir et mesurer les impacts environnementaux et sociaux des gaz verts, conduire des analyses de cycle de vie qui contribuent à renforcer l’acceptabilité sociale et sociétale des gaz verts et des nouvelles énergies
  • Produire un état de l’art de la recherche, une revue de publications scientifiques et une prospective sur les nouveaux gaz. Nous souhaitons dans ce lot accéder à une veille sur les technologies avec un TRL très faible qui nous permettra d’approfondir nos différents domaines de recherche.

Avec mes collègues spécialistes de ces sujets au sein des métiers de GRDF, nous espérons que cette consultation portant sur des thèmes extrêmement structurants pour l’avenir de notre énergie, va provoquer des marques d’intérêt fructueuses. 

Nous avons hâte de découvrir vos candidatures.

Les éléments de cette consultation et informations pour votre candidature sont disponibles ici :

  • Publication du Journal officiel de l’Union européenne (2021/S 084-218049).
  • Les documents de candidature sont disponibles ici (Plateforme « profil acheteur » : SECOIA (grdf.fr))
  • La date limite de réponse est fixée au 21 mai 2021 à 18h

Jean-Philippe Cagne

Jean-Philippe CAGNE – Directeur Recherche & Développement & Innovation